Nous connaître
« Les jeunes représentent tout sauf un ensemble homogène. Selon leur classe sociale, selon qu’ils sont garçon ou fille, selon le lieu où ils habitent, leurs problèmes sont différents, plus ou moins grave. Et, cependant, les jeunes sont unis dans un certain nombre de comportements et d’idées. Ce qui les unit, c’est leur désespérance devant l’absence de perspectives. Ils ont besoin de chaleur, ils se sentent isolés. Ils ont besoin de considération, ils souhaitent être pris en compte, compris et ne refusent pas l’aide si celle-ci n’est pas assistanat ou jugement permanent. Et s’ils sont bloqués, voire en situation de refus, ils sont surtout en situation de recherche, laquelle leur est souvent refusée. Quand ils constatent qu’on leur fait confiance, et qu’on vit et agit avec eux dans le respect et la confiance mutuelle, leur énergie et leur créativité sont sans limite. Ils ne sont pas tous « bien », l’angélisme n’est pas de rigueur. Ils sont autres que nous. »
Bertrand Schwartz, Rapport sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes : 1981 : naissance de l’insertion. Editions Apogée, 2007
Un concept clé : l’approche globale
Depuis leur création, les missions locales ont pour objet d'intervenir sur tous les champs de l'insertion sociale et professionnelle. En effet, les facteurs déterminants que sont l'insertion sociale et l'insertion professionnelle se complexifient : échec scolaire qui ne recule pas, dépréciation des diplômes sur le marché du travail, précarisation de l'emploi, marché immobilier qui rend très difficile l'accès des jeunes à un logement autonome, souffrance psychologique, désocialisation, absence de perspectives, impréparation pour affronter les difficultés de la réalité sociale actuelle.
L'insertion sociale et professionnelle est un problème complexe sur lequel on ne peut agir qu'en prenant en compte les interactions entre les différents facteurs qui facilitent ou freinent sa résolution. L'accès à l'emploi, notamment s'il est durable, nécessite souvent d'agir simultanément sur le logement, la santé, la culture, la citoyenneté. La dégradation de la situation de l'emploi des jeunes a concentré la commande publique sur les résultats quantitatifs de mise à l'emploi. Et pourtant, l'observation de la situation des jeunes et l'expertise des équipes d'accompagnement nous confirment que l'insertion en emploi durable est souvent le résultat d'une combinaison d'interventions sociales (ex : aide au passage du permis de conduire) et professionnelles (entrée dans un stage de qualification). Ces interventions se réalisent soit à la Mission locale, soit au travers d'actions de partenaires. Elles se concrétisent grâce à l'engagement des partenaires financiers et des acteurs locaux.
Un réseau national...
420 missions locales et 66 PAIO en 2008 ; 11 049 professionnels ; 1 million de jeunes reçus en entretien ;
...financé par
Fonds social européen 8 % ; État 40 % ; régions 18 % ; départements 5 % ; communes et établissements publics de coopération intercommunale 22 % ; autres organismes publics et privés 7 %
En Bretagne...
17 missions locales ont accueilli en 2008 plus de 20 000 jeunes et en ont accompagné plus de 41 500 (Source : Rapport d'activité 2008 des missions locales de Bretagne - GREF Bretagne)
En savoir plus
- 25 ans d'action commune de l'État et des collectivités locales au service de l'insertion des jeunes [PDF] : rétrospective année par année des évènements et des politiques nationales qui ont marqué le développement du réseau.
- Protocole 2005 [PDF]
- Protocole 2000 des missions locales [PDF]
- Charte des missions locales de 1990 « Construire ensemble une place pour tous les jeunes » [PDF]
